Un benchmark com politique c'est chic


Pour la semaine prochaine, Romain vous prépare un article dont nous avons validé le pitch ainsi #teaser

Mais comme il s’est chauffé à faire un format interactif #web2 ça va prendre encore un peu de temps #teaser, c’est donc moi qui inaugure TTFO pour 2022 et au fait bonne année.
J’ai failli mettre un veto de principe quand Romain a suggéré de rebondir sur la campagne présidentielle dans TTFO (car oui on peut en douter, mais on bosse. On n’irait pas jusqu’à appeler Comité Éditorial ce qui est généralement trois idées WTF lancées - et adoptées sans retenue - autour de bières ou lors d’un point dédié à un autre sujet, mais sachez qu’on y met du coeur).
Et pourtant, comme toujours il a trouvé le pitch parfait combinant le juste niveau d’inutilité totale et de lol, voici donc notre classement des pires/meilleurs slogans de l’histoire de l’élection présidentielle depuis les débuts de la Vème République. Car il est important en communication de se nourrir de tous les domaines, et la nullité n’est pas l’apanage de la com de marque. L’angle évidemment est celui d’une critique débridée et dénuée de toute prétention à apporter une once de contexte ou de réflexion.

C’est exactement comme si BMW disait “Il faut une voiture pour aller d’un point A à un point B”. C’est à la fois discutable si l’on y réfléchit et trop évident pour qu’on prenne la peine d’y réfléchir.
L’argument central étant “Ecoutez, moi au moins je connais le poste auquel je prétends” n’aura 1/ pas marché, puisque VGE a été le premier président sortant à perdre sa réélection 2/ jamais égalé la brillance de “Qui mieux que Renault pour entretenir votre Renault ?”.

La petite SNCF demande son slogan à l’accueil, je répète la petite SNCF attend son slogan à l’accueil, merci.
Cela dit 1988 est aussi l’année du lancement du mythique “SNCF, C’est possible” (par le même Daniel Robert qui a offert à la France “Tu t’es vu quand t’as bu ? et « BNP : pour parler franchement, votre argent m'intéresse”), donc peut-être que tout ça est ou une réutilisation d’une vieille prez pour un nouveau client - que celleux qui ne l’ont jamais fait leur jettent la première pierre.

On sait tous·tes ce que Christine veut dire par “osons la famille”, et c’est pas très catholique. On ne peut s’empêcher d’imaginer le potentiel meme-able de ce slogan, et de regretter que les réseaux sociaux n’aient pas existé à l’époque, on aurait bien rigolé.

Je sais pas vous, mais moi j’entends direct du Notre-Dame-de-Paris.

Ah ça je vois très bien, c’est quand t’es en train de faire autre chose pendant une visio et qu’on te demande ton avis sur ce qui vient d’être dit. Ça j’ai de l’empathie, je pense qu’il y a moyen de rassembler.

Pour joindre la parole aux actes, elle en a justement changé ensuite (deux fois) probablement quand quelqu’un lui a dit “MAIS ÇA VEUT DIRE QUOI ?” ou qu’un millennial (vous savez, les jeunes de l’époque) lui a avoué que les jeunes ne parlaient pas comme ça, d’ailleurs personne ne parle comme ça, d’ailleurs les gens étaient perplexes il y a 15 ans sur les internets.

La modernité c’est comme le luxe : à la seconde où tu prononces le mot c’est que tu ne l’es pas.

L’antiphrase la plus antiphrasique de l’histoire de l’antiphrase. On dirait une campagne de bannos pour des opticiens, manque plus qu’un petit effet du flou au net et un CTA avec un code promo et emballé c’est pesé.
Cela dit, on ne peut s’empêcher d’être un peu nostalgique, car depuis que le dernier candidat en date à avoir fait campagne sur sa droiture n’a toujours pas rendu l’argent, on ne va probablement plus avoir le droit à des engagements #RSE de candidats avant un petit moment. Et c’est dommage, parce qu’on n’en avait pas assez avec ceux des marques.
Le slogan qui devrait être utilisé par tous·tes les profs de français pour souligner l’importance de ne PAS OUBLIER les accents.
On est impatient qu’Emily in Paris progresse suffisamment en français pour qu’un épisode le mentionne. A vue de nez, d’ici 8 à 10 saisons.

A la fois le pire et le meilleur de tous les temps, ce slogan restera inégalable (il fut malheureusement décliné en “Ah si j’osais Bové” et on sait tous·tes qu’il ne faut JAMAIS expliquer ses blagues).
Voilà, on est heureux de vous retrouver pour cette nouvelle année de rage sans intelligence. On a brainstormé sur la ligne édito 2022 et on a décidé de monter le niveau WTF à 11, tenez-vous prêt·es, allez on s’accroche.
Sev